meh.
Soyons fous 
Thursday, July 30, 2009, 10:24 PM
Posted by Administrator
Allez, je suis fou, j'écris un second billet avant le début du mois d'août ! Je ne sais pas pourquoi je n'écris pas un peu plus souvent sur ce blog, ça me détend et au moins je sais que je peux dire beaucoup de conneries, car je ne suis pas lu. Enfin bref, soyons fous, donc, c'est le sujet et je suis fou, je vais encore partager une petite découverte, enfin, plutôt une perle du métal nippon. J'ai découvert un groupe il y a de cela quelques mois, il n'est pas bien vieux, il a été formé en 2004 me semble-t-il, mais il a déjà à son actif un album et plusieurs EP, ainsi que pas mal de morceaux en téléchargement/bonus.

ikd-sj

Site officiel : http://www.ikd-sj.com/
Myspace officiel : http://www.myspace.com/ikdsj

À la croisée des genres, ikd-sj se distingue par sa pluralité. Ce n'est pas un groupe unique, certes, mais ikd-sj m'a fait tilter dès les premières secondes du morceau qui me l'a fait découvrir : Celeb Hunter. J'ai secoué ma tête dans tous les sens avant de réaliser ce qui m'arrivait. J'ai reçu une décharge électrique en pleine gueule en écoutant ce morceau, c'est puissant, intense, fort, le morceau ne laisse pas une seconde de répit, on pourrait penser que plusieurs compositions ont été broyées, hachées et compressées pour en sortir ce seul et unique morceau d'un peu plus de quatre minutes. Je ne peux que vous conseiller de jeter une oreille à leur myspace, vous n'en reviendrez certainement pas. Une grosse claque, pour ma part.
Découverte du moment 
Thursday, July 16, 2009, 08:59 PM
Posted by Administrator
J'étais en train d'écrire cette entrée au travail, mais j'ai été réveillé par le patron qui voulait que je contacte des fournisseurs pour des demandes de prix, donc malheureusement, je ne sais plus exactement ce que je disais ni ce que je voulais dire. M'enfin bref, l'essentiel c'est que je me souvienne du sujet de cette entrée, à savoir une découverte musicale. Eh oui, j'aime découvrir de jolies (ou moins jolies) choses. Je vais donc, au gré de mes envies, poster sur mon blog quelques découvertes que je fais au détour d'un site web à la recherche de je ne sais quoi.

La découverte du moment :
Seppuku Pistols (désolé, les kanji ne passent pas sur ce site)

Site officiel : http://seppukupistols.soregashi.com/
Myspace officiel : http://www.myspace.com/seppukupistols

Je n'ai malheureusement pas beaucoup d'informations sur ce groupe, tout ce que je sais c'est qu'il est vraiment, mais alors vraiment très nationaliste. Il y a une chanson qui est dédiée à Yukio Mishima (disponible sur leur myspace), ne comprenant pas vraiment le Japonais, je ne peux pas vraiment dire grand chose à propos du groupe en lui-même, ni des thèmes qu'il explore, quoi que j'aimerai bien en apprendre plus. Comme on peut s'en douter au vu du nom, il s'agit d'un groupe "punk" influencé par les Sex Pistols (il n'y a qu'à écouter Nanking Boogie pour s'en rendre vraiment compte !), mais pas que. On y retrouves des éléments technoïdes vraiment branchouilles et entraînants, ainsi que des instruments traditionnels répétés en boucles. Dès que j'aurai mis la main sur une sortie du groupe, lors de mon séjour au Japon peut-être, j'en dirais plus.

Voilà, si vous avez des informations sur ce groupe ou si vous voulez parler de groupes de même inspiration, de même qualité, n'hésitez pas.
Shonen Knife - La Mécanique Ondulatoire, Paris (28/06/2009) 
Monday, July 13, 2009, 02:28 PM
Posted by Administrator
C'est un concert que l'on espérait même plus et beaucoup ont été étonnés par son annonce. Shonen Knife est enfin de retour en Europe après 16 ans d'absence, 16 longues années. Le 28 juin 2009, la tournée européenne du groupe s'achève enfin après une dizaine de dates en Allemagne et en Angleterre, le concert parisien sera la seule et unique date française du groupe, les filles sont exténuées et on comprend pourquoi, le lendemain a lieu la dernière date de la tournée. Mais l'épuisement du groupe ne l'empêchera pas de jouer un show vif et excitant.

La Mécanique Ondulatoire n'est pas une salle parisienne très réputée, elle est même plutôt honnie par beaucoup et ça se comprend. Une cave à vin transformée en salle de concert tout en longueur, avec des enceintes juste devant la scène, trois pauvres spots et une scène ridiculement petite, voilà ce qui attend la vingtaine de personnes présentes. Shonen Knife pourtant connu et reconnu à l'étranger ne rameute pas grand monde ce soir, mauvaise communication ? Peut-être, en tout cas, le public présent en a pour ses sou-sous. Constitué essentiellement de "bobos" parisiens, le public n'est pas bien vivant, à part hocher la tête à quelques reprises, ne provoquera aucun pogo en règle, chose regrettable pour un concert punk de ce niveau !

Pas de temps à perdre pour les Shonen Knife, le concert débute avant même que tout le monde soit rentré dans la salle, pas bien grave, la vingtaine de personnes présentes, bière en main, a vite fait de s'installer devant la scène pour profiter du concert. Le punk surgit alors. Un punk guilleret qui ne semble pas percuter grand monde, et pourtant, l'énergie dégagée par le groupe est vraiment forte, les titres s'enchaînent à une vitesse ahurissante, le temps s'écoule sans même que l'on s'en rende compte ou que l'on s'en lasse une seconde, les filles nous inondent les oreilles de décibels brouillés par un son "crade" caractéristique du genre, peu aidé par la qualité acoustique de la salle.

Le concert ne leur fait pas vraiment honneur, le public à moitié endormi hoche fébrilement la tête en chaque tintement de cymbale, mais ne semble pas vraiment convaincu. Naoko hurle ses paroles sucrées tout en masturbant sa guitare pour nous faire vibrer dans son monde en chocolat, accompagnée par Ritsuko à la basse, secouant la tête en nous éclaboussant de ces accords démembrés. Ce soir, le groupe n'est pas très en forme, mais nous fait tout de même partager son exubérance de folie, ainsi que son goût prononcé pour la bouffe.

Le trio, malgré la fatigue générale, nous offre des versions musclées et sur-vitaminées de leurs chansons, ce soir, l'album Supergroup, dernier en date, est à l'honneur, alors que les versions studio des compositions des filles paraissent plutôt calmes, tirant carrément sur le côté punk-rock, en concert c'est une toute nouvelle vision des choses qui s'offre à nous, réveillant ainsi le punk qui vit en chacun de nous. La belle batteuse Etsuko matraque ses fûts plus que de raison pour nous engourdir les sens. La vigoureuse moulinette fait de véritables miracles, la reprise de Top of the World de The Carpenters réveille un peu le public, pas assez pour qu'un pogo se déclare, mais l'intention est là.

Shonen Knife est un groupe qui, malgré les années, a su garder une telle fraîcheur et une telle énergie que l'on est souvent étonné à chaque sortie d'album, malgré la constante plus ou moins punk qu'affichent les filles, on peut noter quelques variances, ce soir elles nous en donneront la preuve, avec un titre typé heavy metal où les filles se défouleront en balançant leurs cheveux en tout sens pour nous en mettre plein la vue. Du bonheur. Ce groupe légendaire ne cessera donc jamais de nous surprendre malgré les années.

Leur admiration pour les Ramones sera prouvée elle aussi à l'occasion du concert, les filles déballent la grosse artillerie avec Ramones Forever, morceau composé tout spécialement en hommage à la formation new-yorkaise. Gros sourires aux lèvres, elles s'activent derrière leurs instruments pour nous faire passer une soirée mémorable, ça sonne comme dans un garage et on aime ça. L'esprit des 80's vit encore grâce à Shonen Knife, faisant vraiment chaud au cœur.

Le set s'achève déjà, les applaudissements fusent de tous les côtés, apparemment, le public a été convaincu, Shonen Knife aura tout de même fait mouche ce soir, on en redemande. Après une vaine tentative de se sauver, les filles sont poussées à faire un petit rappel pour notre plus grand plaisir ! Cette fois-ci, elles demandent de chanter avec elles le refrain de Sushi Bar. Le public scande en chœur (ou tout du moins essaye) "Sushi, sushi, sushi bar! Going to a sushi bar!". C'est sur cette jolie touche qui donne envie de sauter dans tous les sens et qui donne plutôt faim (tout de même) que nous quittons le groupe après plusieurs minutes d'intenses applaudissements. Ce soir, le concert n'aura pas été bien long, pas loin d'une heure, mais le trio aura percuté le cœur des gens. Un groupe a voir en concert, à écouter en CD encore et encore.

Il n'est que 21 heures et la salle se vide peu à peu, une petite séance de dédicaces s'improvise au stand goodies, les filles sont toutes sourires derrière le comptoir, fatiguées, mais rayonnantes d'énergie. Le public les salue une dernière fois. Un grand merci à elles. Les oreilles encore sifflantes, on n'attend plus que la prochaine fois où le groupe passera en Europe nous saluer à nouveau.
Aki Onda, Alan Licht et Twig Harper - Instants Chavirés, Montreuil (15/05/2009) 
Thursday, June 25, 2009, 02:30 PM
Posted by Administrator
Que pleuve l'apocalypse ce soir à Montreuil. Twig Harper, Aki Onda et Alan Licht sont là pour faire trembler les murs des Instants Chavirés en ce vendredi 15 mai. L'Américain Twig Harper est le premier à passer, le bonhomme ressemble comme deux gouttes d'eau à un gentil clodo arpentant les rues new-yorkaises. À la place des rues, lui, ce sont les sons qu'il explore. Scientifique fou créant des mélanges hautement toxiques, il nous livre un maelström de sons à l'aide de ses divers instruments. On peut facilement penser à du Costes et ses habillages sonores dégénérés (la merde en moins), ses centaines de sons qui se déchirent comme des copeaux de bois balancés enflammés sur une foule, hurlante et agonisante, ils rebondissent et se mêlent pour créer un profond bruit détruisant chaque parcelle de bon sens présent dans la salle. Le bruit généré par le monsieur est tout ce qu'il y a de plus contrôlé, même si l'on peut penser tout à fait le contraire en le voyant triturer ses différentes manettes en tout sens. Les crépitements se font alors plus brusques, plus violents, les bruits venus du fond de sa gorge nous font l'effet de milliers de poignards pointés dans notre direction, prêts à nous asservir et à nous ronger de leurs lames acides.

Son set ne durera malheureusement que peu de temps, à peine une demi heure plus tard, il nous annoncera la fin de son unique morceau. Mais comme le temps le lui permet, s'engage alors un second morceau. Entre expérimentations assourdissantes et improvisations libres et folles, le jeu de Twig Harper est acide, limpide, ne cherchant en rien la perfection du son, il nous livre des sonorités brutes, sales, à l'aide se ses différents outils disposés sur la table. La plupart étant des instruments fabriqués de toutes pièces, telle que sa guitare artisanale à trois cordes, qui sonne plus comme un violon qu'autre chose et qui lui servira à différentes occasions chaque fois avec des fonctions différentes, créant un épais mur de bruits lourds et graves ou alors au contraire pour siffler comme un violon désaccordé et grinçant. Bluffant.

Après une petite dizaine de minutes de préparation, place aux deux maîtres de la soirée, Alan Licht et Aki Onda. Ce soir, il ne sera pas question d'une quelconque projection de clichés de la part de notre nippon préféré, comme lors de sa dernière représentation parisienne en compagnie de Noël Akchoté et Jean-François Pauvros. Ce soir, il prendra lui aussi les armes et s'agitera aux côtés de son complice américain. Leur set, qui ne durera malheureusement qu'une petite heure, peut être découpé en cinq actes, cinq morceaux, qui peuvent faire penser à leur album Everydays.

Acte 1
Le chaos, la fureur s'amplifie à mesure que les secondes s'écoulent, Alan Licht gratte ses cordes tandis qu'Aki Onda se balance et joue avec son baladeur et ses cassettes, le son tourne en boucle et nous éventre en douceur, créant ainsi une atmosphère mouvementée. Chaque particule, comme en suspension dans l'air, nous envahit pour mieux nous absorber ensuite. La tension monte, les sonorités se font violentes, nous agressent, nous entraînent à les suivre dans leur indescriptible destruction.

Acte 2
Le chaos laisse place à la désolation, le jeu d'Alan Licht se fait plus léger et dépressif, la musique devient atmosphérique, lourde et pesante. Les cordes hurlent, comme voulant être libérées du mal qui les ont engendrées. Les rythmes n'existent plus, tout est en apparence calme, Aki Onda trifouille ses manettes tandis que son compère tâtonne sa dizaine de pédales d'effets posés devant lui, pour essayer d'obtenir un son toujours plus malade et assourdissant. Le décor se plante peu à peu et on a devant nous une scène d'apocalypse, de renouveau apocalyptique que nous présentent les deux artistes. C'est un décor calciné qui se précise à mesure que le temps s'écoule, toujours plus interminable. Des arbres que la vie a quitté laissent siffler le vent entre leurs branches dépourvues de feuillage. On se relève avec difficulté et on scrute avec attention chaque signe d'une éventuelle présence vivante dans cette scène.

Acte 3
La vie tente de reprendre peu à peu le dessus sur la désolation ambiante, une vie à jamais marquée par les évènements passés, une vie synthétique, sans âme. Traduite sur scène par un jeu toujours plus minimaliste, lancinant. Un dur retour à la "réalité", altérée par la destruction de chaque particule vivante, une réalité où règne des êtres de métal, hiératiques, tout en gris, on sent le duo très inspiré par la littérature fantastique du début du vingtième siècle, recréant ainsi une atmosphère tendue et virulente. Alan Licht joue avec sa guitare, se sert d'une pince, d'un tournevis et tapote sur ses cordes avec pour en sortir des sons grinçants et secs. La vision cauchemardesque se transforme alors, tout bascule en quelques secondes, la réalité nous bouscule dans tous les sens, ces êtres jusqu'alors muets se mettent à nous piéter et à nous arracher à notre enveloppe corporelle.

Acte 4
La chute. Le cauchemar, l'horreur reprend le dessus, tout s'enchaîne à une vitesse fulgurante, la transition est brutale, mais courte, le monde se détruit, implose. Le duo se décompose, chacun de son côté, nous balance des décharges électriques, tristes, Alan Licht joue avec son tournevis sur sa guitare, avec fureur il l'agite pour créer une sombre vague apocalyptique et destructrice. Les vagues sonores se succèdent une à une et viennent nous fracasser le crâne dans un ouragan meurtrier, le silence s'installe à nouveau dans la salle, le cauchemar s'achève et on a bien du mal à réaliser ce qu'il s'est produit en un éclair.

Acte 5
Les sonorités se font plus métalliques, plus synthétiques, la vie s'éveille, l'apocalypse s'amorce à nouveau, cette fois-ci contrôlée et libératrice, destruction et redéfinition de notre espace sonore. Le calme prend peu à peu le pas sur le chaos ambiant, les sons se taisent et nous déglutissent. Les deux compères lâchent leurs instruments, l'apocalypse est terminée, on les regarde les yeux encore pétillants. Plus qu'un spectacle à écouter, c'est un concert à voir et à vivre auquel nous avons assisté ce soir. Les applaudissements n'en finissent plus, la salle tremble, à juste titre.

Rideau.
Réflexions. 
Thursday, April 2, 2009, 10:35 PM
Posted by Administrator
- Message qui aurait dû être publié en février, juste après le concert de NESSERIA, mais je n'avais pas vraiment trouvé le bon moment pour le faire -

Hier j'ai assisté à un excellent concert. Vous vous en foutez peut-être, mais tant pis. On devait être une bonne vingtaine (en comptant les membres des trois groupes) et j'ai passé une excellente soirée à prendre des photos des différents groupes présents à la soirée. Bien évidemment, comme leurs styles s'y prêtent bien, j'ai bougé ma tête un peu dans tous les sens et j'ai vraiment pris mon pied. Cyberne, mu-neujohn (venus du Japon) et Nesseria sont trois groupes vraiment excellents, je pensais que, étant donné que c'est leur seul concert parisien, il allait y avoir pas mal de monde, mais non. On était vraiment peu nombreux. Ok, la salle était paumée et toute petite et alors ? Nesseria est un groupe français qui vaut vraiment le coup et l'initiative de faire venir en France Cyberne et mu-neujohn est plus que louable, j'oserai même dire que c'est quasiment une première en France. Il y a bien peu de groupes de métal nippons qui passent par chez nous (il y en a eu, oui, je ne dis pas le contraire) enfin bref. Où sont les métalleux ? Où sont les fans de musique japonaise ? Sortez donc de chez vous ! Le concert était à 5 euros. Et franchement, 5 euros pour voir trois groupes aussi bon. C'est vraiment donné.

Pourquoi y a-t-il si peu de promotions pour les "bons" groupes venus du Japon ou d'autres pays d'Asie même, je n'ai pas vraiment entendu parler de la venue de Xiao He, une poignée de sites en parlent, alors qu'il fait une grosse tournée en Europe avec VIALKA et L'Ocelle Mare. Les gens qui détiennent l'information veulent les garder pour eux ? Ne rien partager ? Ils ne veulent pas qu'une bande de sauvages débarquent aux concerts de leurs groupes chéris ? Il faut partager l'information, essayer de justement faire connaître le groupe/la personne, l'artiste ne veut pas qu'il n'y ait que 3 badauds à ses concerts, au contraire. Enfin ce n'est pas question que de ça, bien évidemment. Prenons les médias, il est bien rare qu'ils vont parler de petits concerts sympatoches en banlieue (pour les médias parisiens), les radios, n'en parlons même pas. Une playlist de 15 morceaux tourne en boucle pendant une semaine avec deux-trois morceaux en plus de temps en temps et c'est bon ! La télévision, je ne dirais rien, c'est tellement bien, c'est le médium le plus intelligent que je connaisse.

Mon dieu.
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