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		<title>meh.</title>
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		<description><![CDATA[meh.]]></description>
		<copyright>Copyright 2012, Shadow-X</copyright>
		<managingEditor>Shadow-X</managingEditor>
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			<title>Peuh</title>
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			<description><![CDATA[Je ne sais plus vraiment quoi écrire. Je vois des dinosaures, des zombies, des gens mous, des gens durs. Des gens qui ont envie de bouger, d&#039;autres qui se pâment dans leur misérable médiocrité (si, si !). Enfin voilà. L&#039;histoire de ma vie. Plus sérieusement. Je suis en vacances, ô joie, je vais avoir le temps de faire plein de trucs. Chouette. Je vais recommencer à écrire un peu. Je vais terminer des choses laissées en plan. Des choses un peu molles qui traînent. Qui méritent peut-être une fin, depuis le temps.]]></description>
			<category>Miscellaneus</category>
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			<author>Shadow-X</author>
			<pubDate>Sat, 30 Jul 2011 23:31:53 GMT</pubDate>
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			<title>Entretien : Scribe (Post-hardcore - Inde)</title>
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			<description><![CDATA[Tout d&#039;abord, pouvez-vous présenter Scribe et ses membres ? Puis quelle est l&#039;histoire du groupe ?<br />Vishwesh : Je suis Vishwesh, responsable de toutes les voix dans notre musique. Akshay et Prashant sont à la guitare, Vaas à la basse et Viru&#039;s à la batterie. Depuis le début, Scribe avait l&#039;intention délibérée de proposer quelque chose de différent. Qui puisse changer des groupes de la scène indépendante de Bombay. Les initiateurs de cette sous-culture n&#039;étaient alors rien de plus que des imitateurs. Et c&#039;est toujours d&#039;actualité. Il y a des groupes en Inde qui arrivent à rassembler une foule énorme en concert. Leur succès est indéniable, mais ça fait une dizaine d&#039;années qu&#039;ils jouent toujours les mêmes reprises. Nous avons formé Scribe avec l&#039;intention de bouleverser un peu la donne, il y a environ cinq ans, alors que les groupes populaires bénéficiaient d&#039;un ou de plusieurs des atouts suivants : un admirable répertoire de reprises de classiques, des morceaux du genre Slayer, Pantera, Metallica, en ce qui concerne le metal, divers prix locaux ou provenant de concours interrégionaux, ou une régulière programmation aux festivals de musique, n&#039;importe où dans le pays. Nous sommes tous issus de différents groupes qui ont connu ce genre de choses. Nous avons alors décidé, un peu comme si c&#039;était de l&#039;ordre de notre responsabilité, de casser les habitudes et d&#039;apporter de nouvelles perspectives. Nous avons joué des reprises aussi. Mais il n&#039;y en avait aucune de connue, au contraire. Nous étions du genre à interpréter un morceau de The Dillinger Escape Plan, et de dire au public d&#039;en télécharger la musique. Au bout d&#039;un moment il y a des gamins qui nous ont suivis, et qui en retour venaient nous parler de groupes que nous ne connaissions même pas. Le reste de l&#039;histoire est simplement issue de la consolidation de liens amicaux avec des gars partageant une partie de nos intentions peu recommandables.<br /><br />Nous pouvons détecter un grand nombre d&#039;influences et de fusion des genres dans votre musique. Comment définiriez-vous votre son ?<br />Vishwesh : Schizophrénique. Ou peut-être, lunatique et déstabilisé. Je dois dire que nous nous sommes cantonnés dans un genre punk hardcore seulement au tout début du processus d&#039;écriture de nos premiers morceaux. Nous commencions alors à tout juste nous connaître. Dès que nous avons sorti notre premier disque, l&#039;EP Have Hard. Will Core., nous avons laissé l&#039;entière puissance de notre inspiration s&#039;emparer de notre expression. Et ça pouvait aller de génériques de dessins animés un peu barrés aux légendaires thèmes musicaux de Bollywood joués pendant le monologue dramatique du vilain de l&#039;histoire. Plus on se rapprochait les uns des autres, plus nos créations partaient dans tous les sens. Et moins elles parvenaient à être identifiées à un &quot;genre&quot;.<br /><br />Vous venez tous de différents horizons musicaux. N&#039;est-ce pas trop difficile d&#039;être sur la même longueur d&#039;ondes pour créer quelque chose de heavy ? Comment procédez-vous ?<br />Vishwesh : Depuis le début ça n&#039;a jamais été très curieux pour nous de mélanger diverses influences. C&#039;est plus ou moins être créatif avec des ingrédients qui existent déjà. C&#039;est comme si vous deviez remplacer les ingrédients habituels d&#039;une pizza avec, disons, du chocolat, des friandises et du sucre glace. Vous obtiendrez alors un gâteau-pizza bien plus créatif qu&#039;une pizza standard. Vous pourriez faire la même chose avec du steack haché, du bacon croustillant et vos restes de réfrigérateurs, et préparer quelque chose comme une pièce montée. Je veux dire, c&#039;est juste être inventif avec ce qui vous influence. Nous avons toujours laissé chaque membre du groupe influencer notre musique le plus naturellement possible. Et le plus important, c&#039;est que nous n&#039;amenons jamais ce que nous faisons vers une direction préétablie. Ça arrive à terme, de soi-même.<br /><br />Quelle a été votre première rencontre avec le metal ?<br />Vishwesh : J&#039;étais chez la sœur de ma grand-mère, dans une région rurale du sud de l&#039;Inde. Je devais avoir dix ans. Son petit-fils travaillait alors dans une autre ville, mais il y avait toujours ses affaires dans sa chambre. J&#039;étais à l&#039;âge où on commence à découvrir l&#039;art et la littérature, et là je suis tombé sur une image qui m&#039;a marqué. C&#039;était une créature qui ressemblait à un démon, avec une lueur vicieuse dans le regard, les babines retroussées, et munie de griffes. Son corps faisait partie d&#039;un vieil arbre pourrissant dans la lumière bleutée de la lune. Le titre sur l&#039;image disait &quot;Fear of the Dark&quot;. Au début je croyais que c&#039;était un film d&#039;horreur. Puis j&#039;ai lu les mots &quot;Iron Maiden&quot;, et j&#039;ai vu une tracklist sur la jaquette. J&#039;étais fasciné. La cassette était toute moisie, mais je l&#039;ai quand même écoutée. C&#039;était assez bruyant, surtout à cause de la détérioration de la bande, mais il y avait du rythme, avec des sonorités sombres attirantes. Je l&#039;ai gardée avec moi sans le dire à personne. Les années qui suivirent, pendant que je grandissais, je surveillais la sortie d&#039;enregistrements comportant une imagerie inquiétante et des sons &quot;bruyants&quot;. Je n&#039;étais pas spécifiquement fan d&#039;Iron Maiden, mais les artworks du groupe restaient inégalés. J&#039;en suis venu à me dire que j&#039;appartenais à cette forme de musique et d&#039;art. La télévision par câble s&#039;est alors imposée au sein des foyers indiens et MTV a exposé à toute une nouvelle génération quelle pouvait être la puissance des clips musicaux. Même les jeux vidéo et les films m&#039;ont permis de connaître de nouveaux groupes. Inutile de le préciser, mais se faire des amis est aussi un moyen d&#039;échanger, de partager des goûts similaires, de se passer des cassettes, des CD, des t-shirts ou des magazines.<br /><br />Qu&#039;est-ce qui inspire votre musique ? Le cinéma semble être l&#039;un des ingrédients du cocktail...<br />Vishwesh : Beaucoup de choses nous inspirent. Les jeux vidéo, la nourriture, les gens, les films, les légendes, les mensonges, les blagues, les animaux sauvages et domestiques, et tout ce qui nous permet de vivre. Si vous restez ouvert et laissez aller votre esprit, vous verrez que beaucoup de choses y entrent, et d&#039;autres en sortent.<br /><br />Vous ne craignez pas que Crime Master Gogo capture l&#039;un de vous ?<br />Vishwesh : J&#039;espère que nous sommes assez chanceux pour que cela arrive un jour. Crime Master Gogo est le neveu de Mogambo. Et Mogambo est bien sûr le plus puissant des êtres humains à jamais avoir foulé la Terre. Il est démoniaque, mais très très puissant. Pour info, toutes ces références viennent des méchants de Bollywood, qui, nous en sommes sûrs, existent dans la vraie vie.<br /><br />Que pouvez-vous nous dire à propos de Have Hard. Will Core. et Confect., vos précédents enregistrements ?<br />Vishwesh : Les deux sont redevables à Sahil Makhija, qui préfère que je me réfère à lui sous le nom de &quot;The Demonstealer&quot;, un homme qui a une admirable collection de chapeaux, du genre figuratif. Il est le frontman de Demonic Resurrection, le propriétaire de Demonstealer Records, et celui qui a adopté le mot &quot;Demonic&quot; pour parler de tout ce qui le concerne encore au sein de sa vie mortelle. Have Hard. Will Core. représente le cinquième opus d&#039;une compilation collaborative d&#039;EP réalisés sous la houlette de Monsieur Makhija. Il a été produit, mixé, et aussi distribué par lui. Le CD a fait débuter la carrière de nombreux groupes présents sur la compilation. Confect. a été un coup de chance. Nous avions gagné un concours type &quot;bataille de groupes&quot;, appelé &quot;Independence Rock&quot;, d&#039;ailleurs l&#039;un des plus vieux d&#039;Asie, et avions reçu un chèque, ce qui tombait à point nommé. On s&#039;est tous regardé, on a haussé les épaules, et on a enregistré dans trois chambres différentes. Monsieur Makhija nous a alors accordé sa bénédiction aux Demonic Studios, où il a mixé tout ça. Vaas, le bassiste, a rapidement fait un shoot promo pour la sortie du disque, et j&#039;y ai consigné la légende &quot;N&#039;achetez pas notre album. Venez juste nous le prendre&quot;. On l&#039;a mis gratuitement à disposition, parce que c&#039;est ce qu&#039;on aurait nous-mêmes souhaité si on avait dû l&#039;acquérir. On est Indien. Le bootlegging fait partie de nous. Alors pourquoi ne pas semer ce qu&#039;on recueille. Confect. s&#039;est classé à la deuxième et à la cinquième place dans deux différentes publications listant les dix meilleurs disques indiens indépendants sortis cette année-là. Et avant qu&#039;on ne soit mis au courant de ça, on était déjà en train de tourner à travers toute l&#039;Inde. De plus en plus de personnes ont commencé à connaître nos chansons, et se sont mises à débarquer à nos concerts.<br /><br />Y a–t-il un morceau, un concert, ou ce que vous voudrez, qui vous ait donné le plus de satisfaction à l&#039;heure actuelle ?<br />Vishwesh : Beaucoup de nos chansons ou concerts nous ont permis d&#039;obtenir de grandes choses. Il serait injuste de devoir choisir. Mais bon, je vais répondre à la question. Le concert du GIR 2009 à New Delhi a été notre ticket pour la Norvège, où nous avons donné notre premier show à l&#039;étranger. Les représentants du Inferno Festival étaient présents au GIR et ont pu être témoin de la folie ambiante. Je vais considérer que ce concert a été le plus &quot;significatif&quot;, dans le sens où il nous a permis d&#039;être couronnés le premier groupe de &quot;musique extrême&quot; de l&#039;Histoire à jouer en dehors de l&#039;Inde.<br /><br />Vous avez donc fait quelques dates en Norvège. Pouvez-nous parler un peu plus de cette expérience ?<br />Vishwesh : Comme je l&#039;ai dit, nous avons joué un super set pendant ce festival à New Delhi, où Krunk, notre agence de booking, avait invité quelques délégués de Rikskonsertene (Concerts Norvège) qui nous ont demandé de préparer nos bagages juste au moment où nous descendions de scène. C&#039;était à en devenir cinglé. Nous avons été insérés entre deux gros groupes, Spearhead et Vomitory, dont chacun des membres portait des grosses bottes, des vestes en cuir, et nous nous étions là au milieu, plus petits de soixante bons centimètres, et attifés comme des clochards. J&#039;avais sur moi un t-shirt de bébé Dark Vador, et le batteur, Niraj à l&#039;époque, portait un truc orange ! J&#039;étais sûr que ce qui nous attendait en sortant de là était une bonne grosse sodomie de la part de mecs géants dans le public. Mais ça a été fantastique. On s&#039;est présenté comme on le fait à chaque fois, avec des blagues et des gags, et tout le monde rigolait et sautait partout juste comme si on était à la maison. En fait, pendant un de nos concerts, on avait tout le public sur scène, et nous on jouait par terre ! Cette tournée nous a changés d&#039;une manière dont nous ne pouvions pas nous douter. Et au retour, on s&#039;est arrêté à Amsterdam aussi !<br /><br />Vous avez l&#039;intention de jouer à nouveau à l&#039;étranger ? Où aimeriez-vous aller ?<br />Vishwesh : Oh oui ! Nous allons jouer à Bali le mois prochain ! Et nous aimerions jouer dans tous les pays du monde. Nous n&#039;avons pas de préférence pour un continent. Mais nous allons tomber amoureux avec n&#039;importe quelle partie de la planète lorsque nous y serons, parce que ça nous permettra d&#039;apprendre ce que nous ne pouvons pas saisir de chez nous. Et puis, pas la peine de mentionner les groupes pour qui nous vendrions un rein juste pour les entrevoir, mais personnellement, jouer au Hellfest serait mon rêve.<br /><br />La scène metal semble assez populaire à Mumbai. Qu&#039;est-ce que vous pouvez nous en dire ?<br />Vishwesh : Vous devrez m&#039;excuser, je préfère appeler la ville &quot;Bombay&quot;, parce que c&#039;est son vrai nom. Eh bien, Bombay et le metal s&#039;accordent comme les chauves-souris s&#039;accordent à Ozzy Osbourne. Depuis longtemps, tous les groupes indiens sont obsédés par Led Zeppelin, Deep Purple, Pink Floyd, et tous les autres venus de cet espace-temps. Toutes les formations que vous seriez allées voir auraient joué Whole lotto love et Paranoid et Smoke on the water devant une foule médusée. Mais une nouvelle vague a changé la donne par la suite. A la fin des années 90, quand j&#039;étais assez âgé pour aller voir des concerts, j&#039;ai remarqué qu&#039;une nouvelle génération de groupes était en train d&#039;émerger. Ils n&#039;étaient pas particulièrement différents des précédents dans leur approche, ils jouaient aussi des reprises, mais c&#039;était des morceaux bien plus récents. De Pearl Jam, Stone Temple Pilots, ou Alice in Chains. Puis ça a ouvert la voie à des gars qui ont repris du Pantera, Sepultura, Fear Factory, Slayer, et encore à d&#039;autres qui se sont penchés sur l&#039;avant-garde comme Coal Chamber ou Korn. A ce moment nous ne nous déplacions pas seulement pour aller voir de bons groupes. C&#039;était aussi pour assister à un véritable show de pur metal. Plus la circonférence du moshpit était élevée plus le concert était mémorable. Mais il faut rappeler que tout cela était entièrement un phénomène underground. Un club qui s&#039;appelait le Razzberry Rhinoceros était le centre de cette culture bourgeonnante. En même temps, il était le seul lieu à vraiment proposer ce genre de choses. Si un gars essayait d&#039;organiser un concert de metal à un autre endroit, le moshpit allait signer l&#039;évacuation de tout le monde par des videurs hurlant &quot;arrêtez de vous battre !&quot;. Même encore de nos jours, il est nécessaire d&#039;aller dire aux propriétaires des live house et aux agents de sécurité que c&#039;est un moyen d&#039;expression propre au metal, pas un pugilat. Pour en revenir à ce que je disais plus haut, l&#039;accès à l&#039;information a permis aux groupes de changer petit à petit. Internet a éduqué aussi bien les musiciens que le public. Et nous en sommes arrivés maintenant à une véritable forme indigène du genre. Les groupes ne pouvaient pas vraiment faire mieux avant, parce qu&#039;on n&#039;en connaissait pas plus. L&#039;accès à l&#039;information, que ce soit par les magazines, les CD, les cassettes, était limité. L&#039;équipement même était limité. Maintenant on a rattrapé notre retard en termes d&#039;accès, pour se retrouver au même rang que la plupart des autres pays du globe. Nous n&#039;imitons plus, nous apportons de nouvelles idées.<br /><br />Est-ce toujours difficile de pouvoir jouer ? Est-ce que les labels témoignent maintenant plus d&#039;intérêt au metal, qui va de paire avec son développement underground ?<br />Vishwesh : Oui. Et non. Vous allez trouver des endroits où jouer. Mais vous ne serez pas payés. En Inde, le metal est comme l&#039;industrie du dessin animé. Il y a des gens qui ne jurent que par ça et rien d&#039;autre. Et il y en a d&#039;autres qui ne comprennent pas. La bonne nouvelle c&#039;est que le public est, tout aussi bien que les musiciens, en charge du développement de la scène. Ils montrent l&#039;amour qu&#039;ils portent aux groupes. Ils adorent acheter du merchandising et le montrer fièrement en classe ou lors de fêtes. Nous connaissons des gens qui se sont fait tatouer le logo de Scribe sur leur corps, et c&#039;est une preuve de la puissance de l&#039;amour qu&#039;ils nous témoignent. Il y a de l&#039;amélioration sur tous les plans. Les démarches se simplifient, c&#039;est plus professionnel, que ce soit au niveau des organisateurs, des commerciaux, de la vente des tickets, du matériel, ou même des conditions de sécurité. Le système de label n&#039;est pas encore pertinent en Inde, parce que la seule musique qui bénéficie de la grosse artillerie, c&#039;est les bandes-originales de Bollywood. Seules les grosses métropoles comme Bombay, Delhi, ou Bangalore, peuvent se targuer d&#039;avoir un public actif dans le milieu de la musique indépendante, ainsi que des petits labels qui la prendront en charge. Mais ils sont peu. Ça évolue doucement, de mois en mois, ce qui est remarquable, mais il va falloir encore un peu de temps avant qu&#039;on puisse parler de cette scène comme d&#039;une &quot;industrie&quot;. Donc pour le moment, nous resterons sur le terme de &quot;scène&quot;.<br /><br />Que pouvez-vous craindre de l&#039;avenir du metal en Inde ?<br />Vishwesh : La corruption grandit à en devenir suffocante. D&#039;un certain côté, ça aide la musique à être plus pressante et puissante, mais c&#039;est également un véritable cancer qui entrave le développement de l&#039;Inde. Le contrôle politique dans la plupart des villes ne permet pas beaucoup de moyens d&#039;expression. Le système nuit à ce qu&#039;il ne comprend pas. Et il ne comprend sûrement pas le metal. On a déjà perdu beaucoup, et je suis certain qu&#039;ils vont nous priver d&#039;encore plus. Mais ça veut dire qu&#039;on a quelque chose pour quoi se battre.<br /><br />Avez-vous un dernier message pour ceux qui achèteront Mark of Teja en France ?<br />Vishwesh : Je suis si heureux de penser que des gens en France vont pouvoir entendre nos méfaits. J&#039;espère que ça va leur plaire. Et j&#039;espère que nous pourrons nous rencontrer bientôt ! ]]></description>
			<category>Entretiens</category>
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			<author>Shadow-X</author>
			<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 21:18:05 GMT</pubDate>
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			<title>Entretien : Enemite (Black ambient - Chine)</title>
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			<description><![CDATA[Pouvez-vous vous présenter ? En quelques mots, qu&#039;est Enemite et comment qualifieriez-vous ce projet ?<br />Li Chao : Bonjour, je suis Li Chao. Auparavant j&#039;étais sound designer pour la télévision, mais maintenant je fais de la musique electro dark avec ma femme. Enemite est un projet assez ancien que j&#039;ai monté alors que j&#039;étais encore étudiant. Pour moi, Enemite est de la &quot;Chinese ghost music&quot;, une scène morte issue d&#039;une ancienne civilisation disparue.<br /><br />Le nom Enemite a-t-il une signification particulière ?<br />Li Chao : En chinois, Enemite se dit &quot;Yuan&quot;, qui signifie quelque chose comme la haine et la tristesse après la mort. Par exemple, certaines personnes ne méritent pas la mort, certains ne veulent pas mourir, certains meurent avec des regrets, la peine dans l&#039;âme, et d&#039;autres ne se résignent pas à la réalité des vivants.<br /><br />Qu&#039;a motivé la création de ce projet ?<br />Li Chao : J&#039;ai voulu user de divers sons et mélodies pour créer un véritable tableau. Une peur primitive, qui a existé en des temps anciens, un temps dont nous n&#039;avons pas le souvenir, des faits que nous ne pouvons même pas imaginer. Il n&#039;est pas aisé d&#039;expliquer ça avec des mots, de telles peurs ne sont pas aussi simples que le reflet dans le miroir de votre salle de bains, les terrifiantes images qui peuvent apparaître dans votre téléviseur, ou le fait d&#039;entendre frapper à la porte lors d&#039;une nuit d&#039;encre. Ça s&#039;effrite, ça se brouille. On peut le dire de cette manière. Un jour, des images viennent pénétrer votre esprit, vous procurant de curieuses impressions, des souvenirs inconnus quelque part, en quelque temps révolu, des personnes vous tiennent la main autour d&#039;un cercle, psalmodiant en quelque langue inconnue, immolant un nouveau-né dans un feu de joie. Vous sentez que tout cela est vrai, vous sentez que tout cela est arrivé, mais vous ne vous souvenez plus pourquoi, et vous ne comprenez pas pourquoi elles vous atteignent en cet instant.<br /><br />Avez-vous des influences particulières, qu&#039;elles soient artistiques ou non ?<br />Li Chao : Les rêves représentent beaucoup pour moi. Je ne supporte pas les cauchemars. J&#039;en ai beaucoup souffert. Et en ce temps-là je souffrais de paralysie du sommeil. J&#039;étais victime de nombreux cauchemars, ils étaient vraiment atroces et foutrement réels...<br /><br />Pouvez-vous nous présenter votre disque Wuyuan ? Que signifie-t-il pour vous ?<br />Li Chao : Yuan est mon premier véritable projet. C&#039;est un peu l&#039;aboutissement de ma vie. Pour la réalisation de Yuan, j&#039;ai beaucoup appris sur le Midi, l&#039;enregistrement et le mixage. Ce projet a changé ma vie, si j&#039;ose dire. A la base j&#039;étais étudiant en allemand , maintenant je suis producteur de musique et designer sonore dans le milieu audiovisuel.<br /><br />Dans quelles conditions l&#039;avez-vous composé et enregistré ?<br />Li Chao : J&#039;ai donné corps à Yuan dans ma chambre. Je n&#039;avais qu&#039;un simple PC, une bête carte son et un casque. Plutôt miteux pour un studio, non ? (rires) Je ne connaissais pas grand-chose en enregistrement et en mixage, mais cela m&#039;a pris tout juste sept jours pour terminer la composition et l&#039;enregistrement de tous les morceaux. J&#039;y ai passé toutes mes vacances nationales, en octobre, c&#039;était vraiment épuisant.<br /><br />Quel a été votre parcours avant de vous lancer dans la musique ?<br />Li Chao : Avant que tout débute, j&#039;étais un étudiant quelconque. Je me suis épris de metal extrême et de musique industrielle à quinze ans. J&#039;étais alors un gamin avec des écouteurs vissés sur les oreilles toute la journée, je rêvais de voir un groupe de black metal un jour en Chine. Pendant des années j&#039;étais dépité, alors j&#039;ai décidé de prendre les choses en main. Sur un BBS local, j&#039;ai proclamé que je désirais créer la musique la plus pernicieuse jamais jouée en Chine. Un an plus tard, j&#039;ai fondé Evilthorn. C&#039;était vers 2001. Nous faisions vraiment de la merde à cette période, je dois l&#039;avouer, mais c&#039;était le premier et unique groupe de black à clamer haut et fort un contenu malsain en Chine.<br /><br />Pouvez-vous nous parler de vos autres projets, Zaliva-D, Harrfluss et Evilthorn ? Enemite en est-il un prolongement ?<br />Li Chao : Zaliva-D est mon projet principal, j&#039;ai passé la plupart de mon temps dessus. Notre son est très variable, je ne sais pas trop comment le définir. Au départ, c&#039;était de la hard electro avec pour thème le sado-masochisme. Maintenant, Zaliva-D fait de la dark techno body music, minimaliste. Une musique dansante, mais très différente des autres. Ça représentera une grande partie de moi, quelque chose de spécial. J&#039;ai écrit de nombreux morceaux et tourné de nombreux clips pour Zaliva-D, beaucoup plus que pour mes autres projets, comme Evilthorn ou Yuan. En 2011, un tout nouvel album de Zaliva-D va être présenté au monde. Evilthorn a duré à peu près neuf années. Malheureusement, nous n&#039;avions composé que 5 ou 6 morceaux. Mais maintenant le groupe est trop ancien pour qu&#039;on puisse changer d&#039;orientation, alors j&#039;ai décidé de le dissoudre en 2009. Le black metal que je souhaite faire est assez moderne, plus diabolique et chaotique, comme ont pu le faire Dødheimsgard, Displin ou Thorn. J&#039;ai déjà commencé à plancher dessus. Evilthorn a été remonté fin 2010 par d&#039;autres personnes, mais ça n&#039;est plus vraiment le groupe que j&#039;ai connu, ça n&#039;a plus rien à voir avec moi malgré le fait que d&#039;anciens titres soient encore joués. Harrfluss était plus comme une expérience avant Yuan. J&#039;ai réalisé que c&#039;était plus intéressant sans les guitares, que ça pouvait être absolument pur. J&#039;ai donc juste changé le nom du projet, qui est devenu Yuan.<br /><br />Dans quelles conditions la musique black metal est-elle arrivée en Chine ? Et quel a été personnellement votre premier contact avec cette scène ?<br />Li Chao : Au début, c&#039;était difficile de mettre la main sur du black metal, il n&#039;existait que quelques cassettes pirates. Et nous ne connaissions pas la dénomination &quot;black metal&quot;, pour nous c&#039;était une sorte de death, mais plus sombre et diabolique. Le premier contact que j&#039;ai eu avec le black metal était une cassette de Darkthrone, Ablaze in the Northern Sky. Cet album m&#039;a vraiment assombri. Et maintenant, c&#039;est grâce à ça que je peux créer des atmosphères si noires.<br /><br />Quel est votre point de vue sur la scène black metal chinoise ? Comment la situez-vous par rapport à la scène internationale ?<br />Li Chao : Nous avons de nombreux fans de black metal en Chine. Dans le black, il n&#039;y a aucune frontière de race ou de nationalité, et cette terre a besoin de musique sombre. Aujourd&#039;hui, de plus en plus de jeunes s&#039;intéressent aux musiques extrêmes, et grâce à Internet, il est aisé d&#039;obtenir de nombreuses informations sur les groupes, comparé au passé. Je connais bien la scène black chinoise. Je connais quelques groupes ici. La réalité est assez cruelle, presque personne ne peut survivre en étant au chômage en Chine. Beaucoup aiment le metal extrême, ils sont nombreux à jouer merveilleusement bien, mais ils manquent juste de foi et de dynamisme pour monter des groupes hors des sentiers battus, sans que ça ne soit lucratif. Au final, on peut compter le nombre de groupes de black en Chine sur les dix doigts de vos mains. Toujours les mêmes. Ils peuvent se séparer et se réunir le lendemain. Peut-être qu&#039;un jour nous ne serons plus sous le joug de telles pressions économiques, peut-être que plus de fans de black seront capables de venir aux concerts plutôt que de rester devant leur ordinateur, à écouter des mp3 téléchargés illégalement, se pâmant dans leurs propres ténèbres. Alors tout ira mieux.<br /><br />On sait que vous avez tourné à diverses reprises avec Evilthorn. Avez-vous déjà fait de la scène avec Enemite ? Comment considérez-vous le contact avec le public avec un tel projet plus axé sur la retenue ?<br />Li Chao : Je suis navré de vous dire ça, mais je n&#039;ai nullement l&#039;intention de faire des concerts avec Yuan. Car je sais très bien quel genre de musique requiert une performance scénique et lequel nécessite une appréciation plus personnelle et intime. Pour Yuan, il s&#039;agit du second cas de figure. Si je voulais vraiment faire des concerts avec cette entité, je voudrais que tout soit parfait, les investissements seraient énormes, cela ressemblerait plus à un drame splendide. Sans une grande préparation et une scène appropriée, le concert serait un véritable désastre. Cela détruirait chaque sensation, chaque impression que les gens ont eues à l&#039;écoute de l&#039;album. J&#039;attache plus d&#039;importance aux performances de Zaliva-D. J&#039;ai cogité pendant longtemps pour savoir de quelle manière je devais le présenter. En tant que DJ dans les discothèques ? Ou en tant que projet indus dans les bars ? En Chine, ceux qui aiment danser en discothèque n&#039;y connaissent absolument rien en musique dark. Ils préfèrent ce qui est sans intérêt, avec des rythmes catchy, le genre qui leur sied le mieux pour boire et draguer les nénettes. D&#039;un autre côté, la Chine possède bien moins de groupes electro dark comparé au black metal, ce qui signifie que si Zaliva-D joue en tant que groupe, nous serions dans la même situation. C&#039;est une musique aliénante, personne n&#039;arrive à la comprendre ou à en saisir l&#039;essence. Il faudra du temps, mais je suis sûr que je pourrai trouver comment me positionner.<br /><br />Que pensez-vous de la distribution de Wuyuan à l&#039;étranger ?<br />Li Chao : Je suis flatté et vraiment heureux ! Je ne souhaite pas savoir combien d&#039;albums je vends, mais ce que je peux offrir aux gens. Je me fiche de qui l&#039;a acheté et combien cela a coûté. Vous l&#039;écoutez, vous le ressentez, vous plongez dans les sombres atmosphères que j&#039;ai créées et vous vous laissez emporter au travers de mes sonorités diaboliques et sombres. Cela est amplement suffisant, plus que ce que je demande. La distribution à l&#039;étranger offre plus d&#039;opportunités aux gens du monde entier. Cela peut être un cadeau très spécial. C&#039;est plutôt génial.<br /><br />Avez-vous l&#039;intention d&#039;enregistrer un jour un nouveau disque avec Enemite ?<br />Li Chao : J&#039;en ai terminé avec Yuan. Ça date maintenant de 2003, c&#039;est vieux. Je n&#039;ai plus l&#039;énergie de le continuer. Mais des sonorités et mélodies proches de ce que j&#039;ai fait avec Yuan ne disparaîtront pas de mes futurs projets. Ça peut très bien être du metal, ou de la musique électronique. Je suis très lié et obsédé par de telles sonorités, les divines mélodies qui me font frémir depuis des années maintenant. Je ne supporte pas toutes ces musiques étincelantes et lumineuses. Je suppose que je suis une personne très sombre, l&#039;abîme de mon esprit est las et noir, aussi noir que les poumons d&#039;un fumeur qui a passé sa vie à bénir la nicotine.<br /><br />Avez-vous d&#039;autres buts artistiques à atteindre ?<br />Li Chao : J&#039;ai passé la moitié de l&#039;année 2010 sur mon nouveau studio. Il va y avoir un boulot monstre en 2011 ! D&#039;abord, je dois terminer le nouvel album de Zaliva-D. Puis si c&#039;est possible, je vais collaborer avec Zhai, du groupe Wrath Of Despot, pour créer une nouvelle entité. Nous prévoyons d&#039;enregistrer plusieurs morceaux et de faire des concerts. Et bien sûr, après la sortie de l&#039;album de Zaliva-D, je ferai quelques concerts également.<br /><br />Un dernier mot pour les Européens ?<br />Li Chao : Le black metal d&#039;Evilthorn, l&#039;electro dark de Zaliva-D, les musiques que j&#039;ai créées tiennent leurs origines de l&#039;Europe. Elles se sont imposées et développées de manière plus professionnelle chez vous. Je suis reconnaissant envers tous ces grands musiciens qui m&#039;ont tant appris, qui m&#039;ont tant impressionné. Je vous dois mon éducation et mes expériences. Mais je dois avouer que les sombres mélodies de Yuan sont à 100% d&#039;origine chinoise. Ceci incluant les pleurs des fantômes, les hurlements, les rythmes et tout le reste. Ça décrit un paysage aride et halluciné, de mystérieux et funèbres temps immémoriaux, un énigmatique fleuve, la source en étant lointaine. Elle ne se situe pas dans notre monde. Il n&#039;y a pas d&#039;eau, il ne s&#039;y trouve que les seuls cheveux des morts. Où seuls la haine et l&#039;hostilité se développent. Le fleuve a besoin de la vie des survivants. Il prend sa source là où d&#039;anciens sorciers éclairés règnent. Une musique s&#039;y distingue, mais au-delà de ça, nous entendons plutôt le gémissement voluptueux d&#039;une créature. Autour de la source se tiennent des morts. Ils courbent tous l&#039;échine, arrachant leurs poils, dispersant ces miséreuses frusques dans le fleuve ! Les sorciers ont tué leurs fils, tué leurs familles, entassant des milliers de charognes. Ils se tiennent droit dans la source, et tuent. Chaque famille embrase un bol de sang, le feu ne s&#039;estompe jamais. On lave les poils du fleuve dans le sang pour gagner en haine, uniquement dans ce but. Plus de haine pour tuer plus. Ils en semblent ridiculement ravis et ne s&#039;interrompent jamais. Voici venir de Chine la lugubre scène, les voix diaboliques. En espérant que Yuan emplisse vos coeurs esseulés, battant pour les ténèbres. Un grand merci à mon ami Mallory Zou, qui m&#039;a aidé à finir la traduction de cette interview !]]></description>
			<category>Entretiens</category>
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			<author>Shadow-X</author>
			<pubDate>Fri, 27 May 2011 19:15:40 GMT</pubDate>
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			<title>Padlock - Struggle in Red</title>
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			<description><![CDATA[Y&#039;a bon Punk ?<br /><br />Bon allez. On s&#039;avance, y&#039;en a qui vont râler, tant pis. Struggle in Red de Padlock est l&#039;album punk hardcore de la décennie. En fait non, il y a beaucoup d&#039;autres choses aussi bonnes, mais il a une bonne place au panthéon des dingueries nipponnes. Voici donc une galette qui n&#039;a pas fait grand bruit lors de sa sortie mais qui pourtant envoie du lourd, à sec. Explications. Struggle in Red sort en 2003 chez le sonore label punk Blood Sucker Records. Indé oblige, peu d&#039;exemplaires sont tirés. Ce qui est assez malheureux vu le potentiel énorme qu&#039;avait le groupe à cette époque. Digne successeur de GAUZE, G.I.S.M et autres INU, la folie punk les porte et nous apporte un bon coup de pied dans les tympans à l&#039;occasion. Un bon décrassage, voilà.<br /><br />De la bonne masturbation de guitare accompagnant quelques acharnements d&#039;un chanteur s&#039;époumonant à qui mieux mieux sur une batterie tintamarresque, aux blasts détonants. Le chant, justement, parlons-en. Les paroles sont hurlées, scandées à cent à l&#039;heure de la première à la dernière seconde du disque, comme un appel violent, un cri d&#039;alerte, un dur retour à la réalité pour tous. Ecoutez donc Desperate Hill, qui clôt l&#039;album en beauté, à une vitesse dégénérée et assourdissante, finissant sur trois simples hurlements, qui s&#039;éloignent peu à peu, douloureux, nous laissant sur le cul.<br /><br />Un appel qui est loin d&#039;être mou du genou et qui se doit d&#039;être entendu. Un appel à la révolte, à la réflexion, finalement. Car oui, en plus d&#039;être entraînant, motivant, Struggle in Red fait réfléchir. Réfléchir à quoi ? C&#039;est à vous de voir si vous écoutez son message ou non. C&#039;est tout un état d&#039;esprit qui se réfléchit dans cette galette, une génération qui se réveille, qui se meut, qui veut être entendue. Influencée par les plus grands, elle sort de sa torpeur et nous brise en quelques coups. Enfin ! Une telle énergie, une telle rage s&#039;en dégage que s&#039;en est bandant. Littéralement.<br /><br />Le chant de Macky, survolté et intense, nous étouffe, nous hypnotise et nous assomme. Le jeu somme toute technique de Makoto, guitariste du groupe, reste assez sobre pour ne pas sonner trop faux, trop &quot;commercial&quot; dirons-nous, car après tout, un esprit punk, c&#039;est aussi un jeu punk, empli de bières et de fausses notes. Ici, non. Le tout est carré, bien foutu, façonné et maîtrisé. Ah... Les souvenirs d&#039;une époque disparue resurgissent, ces punks-là ne misent pas sur la coupe, mais sur leur musique, leur esprit anticonformiste et révolutionnaire.<br /><br />Un disque à écouter d&#039;une traite. Sans pause. Ne pas reprendre son souffle une seconde. Rester coi du début à la fin, être sonné et abasourdi. Une énergie pure nous est transmise, mais la première écoute est toujours la plus étonnante. Radical. La forme et l&#039;esprit y sont. Que doit-on espérer de plus ? Peut-être plus de compositions, plus de longueur, plus, encore et toujours plus ! Mais on ne peut pas tout avoir et on devra se contenter des autres EP de Padlock. Pour l&#039;instant.<br /><br />Certainement l&#039;un des groupes japonais les moins mis en avant et les plus sous-estimés de la décennie, mais qui mérite pourtant d&#039;être supporté par le milieu punk tant il est bon de s&#039;écorcher vif sur les ritournelles brûlantes du groupe. Dommage. On s&#039;y replongera d&#039;ici quelques années, comme beaucoup l&#039;on fait avec GAUZE ou the stalin. Dernier point : les illustrations de la pochette, sobres et puissantes, agressives et étonnamment parlantes, respectent bien l&#039;esprit du groupe, de l&#039;album, révolutionnaire, provocateur, le regard d&#039;une jeunesse étonnée et lucide sur une société embourbée dans ses propres excréments. Trois couleurs : rouge, noir, blanc. Comme un appel au rassemblement, au réveil, un hymne. Du grand art.<br />]]></description>
			<category>Chroniques</category>
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			<author>Shadow-X</author>
			<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 10:45:46 GMT</pubDate>
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			<title>Assemblée.</title>
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			<description><![CDATA[<b>Assemblée.</b> Multipliez les têtes les plus sages et vous irez de surprise en surprise. En petit comité, les gens d&#039;esprit feront merveille et vous aurez un feu roulant de saillies et de reparties, vous aurez même des idées en tout point recevable et qu&#039;appuient les raisons les mieux venues. A trois ou quatre cents, ce n&#039;est plus qu&#039;une foule, ce n&#039;est plus qu&#039;un marais et vous n&#039;en tirez que des bulles et des lieux communs, il se produit un phénomène que l&#039;entendement ne vient à bout de valider, il s&#039;opère en un mot une métamorphose et l&#039;irraison soudain prend sa revanche. Une assemblée n&#039;est rien, le vœu de la pluralité s&#039;y perd dans les nuages et si l&#039;Histoire a connu des exceptions, le philosophe s&#039;en tient à la règle.<br /><br /><i>Abécédaire de Martin-Bâton par Albert Caraco (Ed. L&#039;Âge d&#039;Homme)</i>]]></description>
			<category></category>
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			<author>Shadow-X</author>
			<pubDate>Tue, 15 Feb 2011 13:38:13 GMT</pubDate>
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			<title>Cadeaux</title>
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			<description><![CDATA[Pour Noël, j&#039;ai reçu un rasoir électrique. Je suis content. C&#039;est pratique. Je vais pouvoir me raser la moustache tant honnie. J&#039;ai également reçu un tableau de ma soeur. Très beau. Que je me suis hâté d&#039;accrocher dans ma chambre. Un jeune garçon qui noie son amie. Un beau cadeau, de circonstance en plus. Je suis content.]]></description>
			<category>Miscellaneus</category>
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			<author>Shadow-X</author>
			<pubDate>Thu, 30 Dec 2010 12:18:05 GMT</pubDate>
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			<title>Nouvelles photos !</title>
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			<description><![CDATA[De nouvelles photographies ont été mises sur mon Flickr ! Il s&#039;agit du concert parisien de detroit7 il y a un peu moins d&#039;un mois. Il y en a d&#039;autres de The BellRays, mais elles sont à peu près toutes loupées, je suis un bien piète photographe... Mon dieu.<br /><br />Rendez-vous ici : <a href="http://www.flickr.com/photos/xxshadowx/" target="_blank" >http://www.flickr.com/photos/xxshadowx/</a><br /><br /><img src="http://farm6.static.flickr.com/5041/5260170359_85acd085f1_z.jpg" width="403" height="640" border="0" alt="" />]]></description>
			<category>Photographies</category>
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			<author>Shadow-X</author>
			<pubDate>Tue, 14 Dec 2010 19:00:39 GMT</pubDate>
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			<title>Perdu</title>
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			<description><![CDATA[Comme embourbé dans un rêve. Un cauchemar sans début, sans fin. Comme si la vie ne s&#039;arrêtait plus de tourner. Ne s&#039;arrêtait plus de me transpercer.]]></description>
			<category>Sentiments</category>
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			<author>Shadow-X</author>
			<pubDate>Sat, 04 Dec 2010 22:17:10 GMT</pubDate>
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			<title>Akira Yamaoka - iFUTURELIST</title>
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			<description><![CDATA[Un album parfait ?<br /><br />La réponse à la question sus-posée est évidente. Enfin, c&#039;est ce qu&#039;on pense en tout cas. Pourquoi parfait ? C&#039;est bien simple : vous connaissez tous plus ou moins Monsieur Akira Yamaoka, non ? Avec ses bandes sons monstrueuses pour la série des Silent Hill et bien d&#039;autres jeux vidéo plus lointains, tels que Kensei, Snatcher ou Poy Poy. Bon. Vous situez ? Bien. Maintenant, imaginez un peu un condensé de toutes ces bombes en un seul album. Vous imaginez ? Mettez tout ça au mixeur, pendant une ou deux minutes, puis laissez reposer. Et voilà iFUTURELIST. Bon, j&#039;exagère tout de même. Ça n&#039;est pas vraiment ça. Les fans de Silent Hill ne se retrouveront pas dans cet album, mais les autres, plus ouverts, eux, seront tout émoustillés à coup sûr. Avant d&#039;aller plus loin dans la lecture de cette chronique, vous devez vous ouvrir un peu les oreilles et ne pas avoir peur des sons électroniques à gogo.<br /><br />Bien. Maintenant vous pouvez lire ce qui va suivre.<br /><br />Un album peu reconnu ? Pas sûr. Si vous n&#039;en avez jamais entendu parler, c&#039;est normal. Il est presque sorti incognito en 2006, sans gros tapage derrière. Et puis, Monsieur Akira Yamaoka a toujours été discret, lui, concernant ses musiques. Du moins, par d&#039;chez nous, car au Japon, c&#039;est autre chose. Et pour ceux qui ont vu le clip de la chanson titre, ne tournez pas le dos à l&#039;album, ça n&#039;a rien à voir, et surtout, c&#039;est à prendre au second degré ! Akira nous prévient avec son intro en allemand (saleté de jeunesse hitlérienne), cet album va vous ouvrir les yeux, ou plutôt les oreilles. Se battre pour un meilleur futur, avec une économie plus forte et l&#039;arrestation de nos ennemis.<br /><br />Mais à qui s&#039;adresse donc cette galette, dites-moi ? Eh bien à beaucoup, beaucoup de monde. Pour les fans de musiques électronique, dance, house, rock, funk et autres joyeusetés festives pour bouger leurs petites fesses musclées. La mission est ardue que de résumer en quelques lignes le contenu de l&#039;album tellement il reflète avec éclectisme les différentes personnalités, influences et goûts de Monsieur Yamaoka. Le début semble racoleur, dès la première plage on nous plonge dans un large fossé, futuriste, nébuleux, coincé entre deux sentiments. Les sons électroniques et analogiques se mêlent les uns aux autres surplombés d&#039;un chant énergique empreint d&#039;une certaine tristesse. Mais que voit-on arriver juste après ? iFUTURELIST. Akira Yamaoka se dévoile peu à peu, il se met même à chanter. Sur une instrumentation qui se veut motivante, on lève alors le poing en rythme avec lui et on apprécie.<br /><br />S&#039;en suivent des pistes taillées pour les clubs ou qui n&#039;ont vraiment rien à voir. Étonnant mélange hétéroclite, entre un ou deux morceaux dance se placent Maria ou encore Adjust Rain, l&#039;un délicat et vaporeux, l&#039;autre plus pesant, déconcertant. Il est à noter que de nombreux artistes se sont joints à lui pour l&#039;aventure. Akira Yamaoka s&#039;est surtout occupé de la composition et des arrangements des morceaux, souvent des habitués de la dance, comme riewo, Sana, GENET (d&#039;AUTO-MOD !), ocean, voire même le rocker Yasuaki Honda. C&#039;est dire.<br /><br />Et si l&#039;album se termine sur une touche franchement rock, avec SYSTEM LOVE 7.5.5, ça n&#039;est que pour nous faire remettre l&#039;album dans son intégralité. Un concept foutrement bien pensé. Une communication détonante et un talent fou. Que demander de plus ? Un album à posséder et à écouter encore et encore et encore pour redécouvrir à chaque fois certains éléments qui nous auraient échappé. En définitive, je vous le dis, il faut avoir les oreilles bien ouvertes et le cœur en fête pour ne pas perdre le fil. Une pure merveille. L&#039;album idéal pour n&#039;importe quelle soirée. Et rien que pour Mad Season, dans une veine indus, performé par GENET, l&#039;album vaut largement le coup d&#039;oreille.]]></description>
			<category>Chroniques</category>
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			<author>Shadow-X</author>
			<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 08:58:38 GMT</pubDate>
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			<title>DJ Krush, SWEETBACK - La Maroquinerie, Paris (05/10/2009)</title>
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			<description><![CDATA[Quand DJ Krush vient en ville, c&#039;est bien souvent qu&#039;il faut courir (ou se lever tôt) pour avoir une place pour assister à sa représentation, et son set du lundi 5 octobre à la Maroquinerie n&#039;échappera pas à cette saleté de règle. Une affichette posée sur la vitre du guichet annonce donc &quot;Complet&quot;, ce qui en refroidira plus d&#039;un qui voulait juste assister à l&#039;une des soirées les plus chaudes de ce frisquet mois d&#039;octobre.<br /><br />SWEETBACK entre en scène en premier. Le trio angevin s&#039;inscrit dans une lignée funk groove doté d&#039;une batterie énergique et puissante, la salle se chauffe aux rythmes des cordes frappées de la contrebasse de Kham. Toujours furieuse, leur musique est loin des clichés que leurs instruments pourraient laisser croire, le trio sax-contrebasse-batterie n&#039;a rien à voir avec une quelconque formation jazz, si ce n&#039;est dans la liberté et la folie piochées dans divers répertoires free. Le trio se refuse à suivre les codes et étiquettes pour créer une musique subtile et nerveuse, une sorte d&#039;improbable croisement entre John Coltrane, Men At Work et Elvin Jones, bien loin de la simple étiquette &quot;trip-hop&quot; que le flyer de la soirée annonçait. Chacun issu de milieux différents, ils manœuvrent à merveille dans les genres rendant euphorique la fosse comble et fiévreuse.<br /><br />Depuis maintenant dix ans qu&#039;ils arpentent les salles pour y diffuser leur musique profonde et efficace, les trois gaillards de SWEETBACK, n&#039;ont vraiment plus rien à prouver et nous le démontrent ce soir. Raggy, au saxophone ténor, tripote ses pédales et ses diverses manettes pour nous engluer dans des vagues successives qui prennent peu à peu possession de la salle et de l&#039;espace sonore de chacun. On retiendra de cette prestation l&#039;alchimie presque palpable du groupe, un ensemble, un tout que l&#039;on ne peut dissocier si l&#039;on veut obtenir cette quintessence électrique de la musique pure. Une merveille qu&#039;il ne faut pas louper, que ce soit en concert ou en CD.<br /><br />Sous un tonnerre d&#039;applaudissements, le trio se retire, en sueur, pour laisser la place à un drôle de petit bonhomme qui va nous prouver par A+B qu&#039;il est le maître ce soir. Après plus d&#039;une dizaine de minutes de rangement, de dérangement et de test, la scène n&#039;appartient plus qu&#039;à une seule personne maintenant, le grand gourou Krush, DJ de profession.<br /><br />La foule se tait, le maître est maintenant en place et se prépare, alors que son set commence tout en douceur, il explose assez tôt pour mettre à nue la salle et la déchaîner sur un mix des plus euphoriques, poussant toujours plus loin la recherche du son pur et juste, on a bien du mal à discerner chacun des mouvements du nippon lors de ses fluctuations, le son ne reste pas souvent le même cassant le beat régulièrement pour nous rendre de plus en plus fous et nous briser dans quelques mouvements de folie furieuse.<br /><br />Le tout est technique, minutieux, calculé à la milli-seconde près, comme façonné dans du cristal, le mix totalement instable et surnaturel éveille nos sens et nous fait vibrer et secouer nos fesses. Le ton n&#039;est pas fixé ce soir, il est totalement libre, DJ Krush nous en fera voir de toutes les couleurs, de manière parfois assez surprenante comme lors de l&#039;invasion d&#039;une flûte folle faisant penser à quelque musiciens déglingués sous LSD, jouant avec des samples comme un charmeur de serpent tentant d&#039;effrayer les foules, l&#039;expérience Krush ne se fait pas sans encombre, il faut les nerfs solides pour supporter toute cette énergie pure.<br /><br />On s&#039;amusera à entendre une version totalement Krushienne du We will rock you de Queen, vision personnelle d&#039;un grand classique du rock britannique. On prend un grand bol d&#039;air, car la suite du set ne va pas arranger les choses, le son se fait peu à peu plus lourd, la technique reprend le dessus et ce sont maintenant des titres bien connus du public tels que Final Home, que l&#039;on souhaiterait avec plaisir voir et écouter accompagné du trompettiste Toshinori Kondo, ou encore Kemuri, devenu un grand classique du maître.<br /><br />Pour toute la suite du set, on restera gueule à terre devant la maîtrise et l&#039;efficacité de ce DJ hors pair, inclassable, qui pousse l&#039;éclectisme à son paroxysme (si cela est bien sûr possible). Alors que la pancarte à l&#039;entrée de la salle affichait que le show serait terminé à 22h30, c&#039;est à plus de 23h qu&#039;il s&#039;achèvera sur un rappel d&#039;une dizaine de minutes avec Still Island et Pretense.<br /><br />La Maroquinerie aura fait salle comble ce soir et le cœur de chacune des personnes présentes sera empli comme d&#039;un sentiment de plénitude spirituelle, un état de transe inaltérable et inaltéré pendant encore quelques heures. Et ce soir, chacun aura eu son petit souvenir, que ce soit sur papier glacé ou dans son crâne, un fan qui semblait bien décidé à prendre une photo avec son idole grimpera sur scène un peu avant le rappel et prendra le fameux DJ par l&#039;épaule pour immortalisé l&#039;instant. Non, franchement, une soirée mémorable avec deux mondes différents qui se croisent sans vraiment se rencontrer mais qui, l&#039;un dans l&#039;autre, auront permis à toute une salle de trembler et de transpirer de joie pendant plusieurs heures sans une seconde de répit.]]></description>
			<category>Comptes rendus</category>
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			<author>Shadow-X</author>
			<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 00:09:10 GMT</pubDate>
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